Église

Notre-Dame du chant d'oiseaux

Oeuvres remarquables

L'image de Notre-Dame du chant d'oiseaux, de sa physionomie épanouie se dégage un véritable charme de naïve poésie. Dans sa sereine majesté apparaît la jeune mère tout heureuse de la joie de son enfant aux beaux jours du printemps, quand les oiseaux prennent part aux concerts qui s'élèvent de toutes parts de la création.
 Quelques historiens font remonter la dévotion à Notre-Dame du chant d'oiseaux, à Bruxelles, vers l'année 1044. « En 1227, les Frères mineurs vinrent s'établir à Bruxelles et bâtir leur église à côté de la chapelle de Notre-Dame du chant d'oiseaux, en 1241, cette chapelle lut entièrement reconstruite et incorporée à l'église». Quant à Pimage dont le lecteur a une reproduction sous les yeux, elle doit dater de la seconde moitié du xiii® siècle. Elle a passé par les vicissitudes les plus variées. Lors des ravages causés par les iconoclastes, en 1579, elle fut laissée dans les décombres et sauvée par un pieux fidèle au péril de sa vie ; mise à l'abri pendant le bombardement de 1695, elle le fut encore, en 1796, lorsqu'on démolit la chapelle de Notre-Dame du chant d'oiseaux. La statue devint successivement la possession de plusieurs personnes et fut léguée enfin, par M"^ Charlotte Buelens aux Frères Mineurs, à la condition de l'exposer de nouveau à la vénération des fidèles.

 

Travaux de restauration selon Institut Royal du Patrimoine Artistique

Oeuvres remarquables

Inventaire et constat d'état des éléments de décors de l'intérieur de l'église Saint-Antoine de Padoue à Bruxelles - Emmanuelle Job - Chantier/école avec l'atelier de restauration de la Cambre - Collaboration IRPA, Direction des Monuments et des Sites de la région de Bruxelles-Capitale, École nationale supérieure des arts visuels de la Cambre/atelier de restauration - 2009.

Le couvent et l'église sis rue d'Artois à 1000 Bruxelles sont érigés selon le projet de P.J.H. Cuypers dans les années 1869-1873 ; l'église est construite après le couvent. En 2008 débutent les travaux de rénovation de l'enveloppe extérieure (façades, vitraux, toiture, descente d'eau, chéneaux) et de redressement du clocher.

L'église Saint-Antoine de Padoue est classée dans sa totalité. L'intérieur présente un décor néogothique original. Celui-ci est fortement altéré et aucun projet de restauration n'est envisagé actuellement. L'élaboration d'un dossier de répertoire et de constat d'état de l'ensemble de ces éléments de décors pourrait constituer les prémices d'un futur projet de restauration. Un inventaire photographique des vitraux a déjà été réalisé au début de l'année 2009.

Ci-dessus: Église Saint-Antoire de Padoue, Bruxelles. ©KIK-IRPA, Bruxelles. Photographe: Hervé Pigeolet

 

Histoire de l'Eglise Saint Antonie de Padoue à Bruxelles

Oeuvres remarquables

 

 L'église conventuelle des Frères Mineurs Saint-Antoine de Padoue et le couvent adjacent forment un ensemble néogothique construit entre 1868 et 1873, sur base des plans de l’architecte Pierre Joseph Hubert Cuypers (1827-1921), par la Congrégation des Pères Conventuels de Saint-François qui l’occupe encore aujourd’hui. Implantée à l’ouest du couvent avec lequel elle dessine un plan en L enserrant un jardin, léglise présente une nef haute longée de bas-côtés de travées doubles qui se prolongent, au-delà de la croisée, de trois travées pour former le chœur à chevet plat. Au niveau de la croisée, une amorce de bras de transept s’avance vers le jardin. A l’intérieur, la nef haute sélève sur trois niveaux : les arcades en arc brisé sont surmontées d’un triforium puis d’un niveau de baies. Les espaces sont couverts de voûtes en pierre et éclairés par des lancettes groupées par quatre. La croisée est quant à elle coiffée d’une voûte octogonale sur pendentifs.

 

Histoire de l'orgue de l`Église Saint Antoine de Padoue à Bruxelles

Oeuvres remarquables

L'église conventuelle des Frères Mineurs Saint-Antoine de Padoue et le couvent adjacent forment un ensemble néogothique construit entre 1868 et 1873, sur base des plans de l’architecte Pierre Joseph Hubert Cuypers (1827-1921), par la Congrégation des Pères Conventuels de Saint-François qui l’occupe encore aujourd’hui. Implantée à l’ouest du couvent avec lequel elle dessine un plan en L enserrant un jardin, léglise présente une nef haute longée de bas-côtés de travées doubles qui se prolongent, au-delà de la croisée, de trois travées pour former le chœur à chevet plat. Au niveau de la croisée, une amorce de bras de transept s’avance vers le jardin. A l’intérieur, la nef haute sélève sur trois niveaux : les arcades en arc brisé sont surmontées d’un triforium puis d’un niveau de baies. Les espaces sont couverts de voûtes en pierre et éclairés par des lancettes groupées par quatre. La croisée est quant à elle coiffée d’une voûte octogonale sur pendentifs.

 A cette architecture rationnelle correspond un ensemble décoratif conçu par Cuypers complexe et de qualité exceptionnelle : peintures murales illustrant l’Eucharistie et l’histoire de l’Ordre des Franciscains et de ses saints patrons (1891), mobilier utilitaire ou liturgique, polychrome et doré, et sculptures (1871-1893) : retable néogothique dédié à St-Antoine, bancs de communion, confessionnaux, orgue de style romantique, statue de St-Antoine... La plupart de ces éléments sont issus de l’atelier d’art religieux « Cuypers et Soltzenberg ». Egalement construit par Cuypers, le couvent adjacent à léglise constitue aussi, par ses façades rythmées de lésènes en arc brisé et ajourées de lancettes et de baies jumelées, un très bel exemple de l’architecture néogothique.

 

 

 
Vendredi, 24 mai 2013
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