"La Puissance par l'Obéissance" (frère Daniel-Marie)
L'obéissance et le Saint Esprit
Comment l'obéissance constitue Jésus comme Sauveur
Deviens ce que tu dois être : c'est dans la fidélité à ta vie quotidienne que tu reçois la Force
(N.B. : cet enseignement est sous forme de notes : c'est bon pour la gym du Coeur)
Ps 39, 7-8 :
Tu ne voulais ni sacrifice ni oblation
Tu m'as ouvert l'oreille (obéissance du cœur !)
Tu n'exigeais ni holocauste ni victime (c'est à dire rien d'extérieur à moi, mais tout moi-même)
Alors j'ai dit : « voici je viens »
Car c'est de moi qu'il est question dans le rouleau du Livre :
De faire tes volontés
Mon Dieu j'ai voulu ta loi au profond de mes entrailles
Lettre aux Hébreux (10,5-10) : l'auteur cite ce passage en l'appliquant à l'obéissance du Christ.
N .B. (v.10) : c'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés par l'oblation du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. La volonté du Père est donc de nous rendre saint comme il est saint, par l'obéissance du Fils. Entrer dans cette obéissance, c'est non seulement en recevoir les fruits, mais participer à son sacrifice rédempteur au profit de tous les hommes.
Je vais maintenant vous parler de Marie ; je prends ici Marie sous l'aspect de disciple de Jésus, sa première disciple. Elle a appris à son contact, elle appris par anticipation. De toutes façons, lorsqu'on parle de Marie, c'est toujours en référence à Jésus.
Obéissance de Marie à l'annonciation (Lc 1, 26s.) : « Je suis la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole » (v.38). Marie est la mère de celui qui s'est fait obéissance. Elle obéit car elle est la Mère de Celui qui obéit.
Grâce à son cœur qui écoute, Marie est sans cesse prête à l'obéissance ; elle a un cœur qui craint Dieu ; dans la Bible, crainte = obéissance amoureuse. La crainte de Dieu est une attention à la volonté de Dieu car on a conscience de sa toute puissance et en même temps de son amour infini : sa toute puissance réside dans son amour.
Et l'ange la quitta : quand tu as dit que tu voulais obéir, tu as tout dit ; Dieu peut accomplir son œuvre. Sa volonté va se révéler dans ta vie, s'incarner comme Jésus en Marie.
Joseph : obéissance à Dieu (annonciation de Joseph : ne crains pas de prendre pour épouse = ne crains pas d'accueillir ce que tu ne comprends pas, de voir dans les évènements la trace de Dieu) ; ainsi Jésus peut obéir à Joseph juste et obéissant.
P. Pio : « si tu obéis au Saint Esprit, le Saint Esprit t'obéit »
Présentation de Jésus au temple :
obéissance à la Loi qui provoque la prophétie et
qui annonce l'accomplissement des promesses, en accomplissant la Loi et en la dépassant.
fidélité et constance de ces deux vieillards
Enfance (Lc 2,39-52) : 12 ans, sagesse ; il leur était soumis : médiation familiale de Sagesse
« Il leur était soumis » : pourtant dans la pleine connaissance de sa filiation divine. La désobéissance est la perte de l'identité filiale. Tout en sachant qu'il est Fils du Dieu Très-Haut et parce qu'il sait et que son Père du Ciel guide toutes les médiations, Jésus choisit l'obéissance à son père de la terre ; vous allez me dire : JOSEPH c'est quand même une médiation excellente, la meilleure médiation possible ; c'est vrai ; mais le saut de qualité entre une paternité directement divine et une médiation humaine est incommensurable ; de même alors nous aussi nous pouvons accepter dans la foi la différence entre une médiation archi-parfaite, celle qui ne se tromperait jamais, et celles que nous avons sur la terre ; c'est le même saut de qualité, la même confiance qui nous est demandée, car c'est la même sagesse du Père qui nous remplit de sagesse et de confiance à travers ces médiations de sa paternité ;
Homélie de frère Daniel-Marie, OFM Conv, 17 février 2013
Couvent Saint Antoine de Padoue - Franciscains Conventuels Rue d'Artois, 17-19 BRUXELLES 750º de la langue de Saint Antoine
Pour mieux comprendre, faisons un bond en arrière et remontons à 1263. La seconde phase de construction de la Basilique s'acheva à l'occasion du "Chapitre général" qui réunissait les franciscains à Padoue. Saint Bonaventure, alors ministre général de l'Ordre des franciscains, fit transférer la tombe du Saint de la petite église de Sainte-Marie-Mère-de-Dieu vers le centre de la nouvelle Basilique, sous l'actuelle coupole (devant le presbytère).Pour l'événement, on ouvrit pour la première fois le cercueil qui contenait les restes du Saint, essentiellement pour en extraire quelques reliques à offrir à la dévotion des fidèles d'autres églises. "O langue bénie, tu as toujours béni le Seigneur et tu as aidé les autres à le bénir ; il apparaît maintenant qu'elle fut grande ta récompense auprès de Dieu." On décida alors de conserver la langue du Saint, ainsi que le menton, l'avant-bras gauche et quelques reliques de moindre importance. Le reste fut réparti dans trois paquets de soie rouge, dont nous avons déjà parlé, placés dans une petite caisse, elle-même déposée dans une plus grande. |